Rédaction académique:Comment structurer un plan ?

Méta titre : comment structurer un plan clair et logique en rédaction académique ?

Méta-description : quel plan adopter pour un mémoire ? découvrez la démarche à suivre pour établir une stratégie de rédaction cohérente qui vous servira de guide.

Rédaction académique : comment structurer un plan clair et logique ?

La rédaction académique consiste à rédiger sur un sujet universitaire. Cependant, il ne s’agit pas simplement de faire de la rédaction. Il s’agit de suivre une ligne éditoriale, un plan établi, clair et concis. Ceci permettra de construire et de structurer des idées. Par contre, il se pose un problème important. Vous ne savez pas comment établir un plan de rédaction académique en bonne et due forme ? Vous tâtonnez carrément sur ce qu’il faut y intégrer ?

Dans ce cas, il n’y a pas de panique à avoir. L’essentiel, c’est de s’assoir et de se calmer pour mieux réfléchir aux grandes parties de votre rédaction. Que faut-il aborder en priorité ? Quelles sont les idées à mettre en avant dans l’introduction académique ? Dans quel ordre faut-il classer les chapitres ? C’est là autant de question qu’il faut se poser afin de construire un plan efficace et abordable.   

En ce qui concerne la problématique et l’annonce du plan, ils constituent les parties essentielles de votre introduction. Il y a un lien intrinsèque entre votre problématique de recherche et le plan à annoncer. Celui-ci doit répondre au problème posé dans le sujet du mémoire. Il exige alors une certaine organisation. C’est ce qui vous permettra ensuite de rédiger votre argumentaire en suivant des étapes. 

Pour ce faire, voici un article qui vous donnera les indications nécessaires qui vous permettront d’établir un plan de mémoire irréprochable et parfaitement adapté à votre sujet.

Les fondements d’un plan de rédaction académique

En réalité, il existe une nette distinction entre un plan de rédaction académique et un plan de contenu standard. Il importe de faire une petite clarification à ce niveau pour aider l’étudiant à saisir cette différence.   

La problématique : colonne vertébrale du plan

Un plan de rédaction de mémoire s’inspire logiquement d’une problématique formulée. Il ne s’agit pas d’une simple interrogation, mais d’une question précise identifiée au cœur du sujet à traiter. Celle-ci permet de mener la réflexion dans une certaine direction. En d’autres termes, sans problématique, il n’y a pas de plan, car les deux vont de pair. 

Toutefois, la construction d’une bonne problématique nécessite de remplir trois critères importants à savoir :

  • Une spécificité (la problématique doit permettre de délimiter le cadre dans lequel se déroule l’objet d’étude) ;
  • Une ouverture (la problématique doit permettre l’acceptation de plusieurs éléments de réponse) ;
  • Une pertinence (il s’agit d’une problématique qui justifie l’étude ou le travail à accomplir).

Une fois celle-ci formulée à partir de ces différents critères évoqués ci-dessus, elle servira de soubassement à l’édification des grandes parties du plan ce qui permettra à l’étudiant de répondre naturellement à la question posée. 

Les principaux types de plan en rédaction académique

Avant la mise en place d’un plan de rédaction académique, il est impératif de savoir qu’il en existe de plusieurs sortes. Il y a le plan analytique, le plan thématique, le plan dialectique, le plan chronologique, etc. Chacun de ces plans s’adapte à un type de sujet ou de discipline précise. Cette distinction entre les plans est nécessaire pour former une certaine cohérence argumentative au cours de la rédaction pour ne pas tourner à le hors sujet.

Le plan analytique

Les sujets qui expliquent ou étudient un phénomène exigent un plan analytique. Ce choix de plan est nécessaire à la réussite du travail académique de l’étudiant puisqu’il suit une logique établie à savoir : les causes, les manifestations, les conséquences, le contexte, les enjeux et les perspectives. C’est un plan académique parfait pour structurer les sous-parties et aborder les sujets qui touchent aux sciences sociales, à l’histoire ou à l’économie. À titre d’exemple, un plan analytique serait le plus à même d’étudier un mémoire portant sur « les conséquences de l’immigration clandestine en Europe et plus particulièrement en France ». 

Le plan thématique

Contrairement au plan analytique, le plan thématique est applicable aux sujets de mémoire qui abordent un champ d’étude assez large. Ce type de plan permet d’organiser la rédaction autour de grandes idées et non par ordre chronologique ou par parties figées. De ce fait, chaque paragraphe développe différents aspects du sujet qui permettent d’apporter plusieurs réponses à la problématique posée. Si le mémoire porte sur l’esclavage dans les Antilles, l’on peut parler par exemple dans le corpus de texte des conséquences de l’esclavage sur le plan démographique sur l’île aux Antilles ou encore de la perte identitaire et culturel des populations autochtones.

Le plan dialectique

En effet, il est très rare d’appliquer un plan dialectique à un sujet de rédaction de mémoire puisqu’il faut opposer deux points de vue pour faire ressortir un tout autre résultat. Ici, la structure de texte qu’exige ce plan est assez particulière, car il faut élaborer dans le développement une thèse, une antithèse et une synthèse. Le plan dialectique serait donc parfait pour rédiger une dissertation en philosophie ou en littérature.

Le plan chronologique

Il s’adapte plus aux mémoires qui portent sur les sujets qui abordent l’analyse ou l’étude d’un phénomène dans le temps. La présence d’un aspect temporel du sujet est ainsi une condition pour appliquer un plan chronologique. Il est donc parfait pour structurer un mémoire qui porte sur l’histoire ou sur l’analyse d’un processus.

Structurer le corps du texte en parties et sous-parties

En rédaction académique, le besoin de structurer un plan s’impose naturellement pour développer un sujet de façon cohérent. Il s’agit d’adopter une méthode de rédaction de développer des parties et sous-parties.

L’équilibre entre les parties

Pour qu’un équilibre entre les parties existe, il faut que les paragraphes soient proportionnels. Pour être plus précis, il ne faut pas qu’une partie soit plus large en volume que l’autre partie. Il faut éviter que le premier chapitre soit développé à 80 % tandis que le chapitre 2 n’atteint que 20 % de développement. Cette manière de faire pourrait montrer au jury lors de la présentation du mémoire, que vous ne maîtrisez pas assez le sujet.

Un bon travail académique est structuré en deux voir trois parties. Chacune ensuite sera subdivisé en deux ou trois sous parties. Cette manière de structurer le plan en chapitres et en sous-titres, permettra à l’étudiant d’avoir une ligne directive clair et précise pour rédiger son mémoire

La construction des sous parties

Dans un mémoire, chaque sous partie est autonome et aborde un aspect différent du sujet d’étude. Elles sont structurées comme suit :

  • L’affirmation qui se résume en une ou deux phrases et qui soutient une idée principale qui peut être considérée comme la thèse ;
  • Le développement qui permet d’apporter une explication, une démonstration ou une analyse de l’affirmation (exemples, données, références bibliographiques, citations) ;
  • La synthèse partielle qui se formule sous la forme d’une phrase conclusive qui fait un bref résumé de la sous partie et prépare une transition.

Cette organisation logique des sous-parties porte l’acronyme AEI (Affirmation, Explication, Illustration) ou PEEL dans les milieux anglophones et est considéré comme universelle. Elle s’applique à la fois aux grandes parties et aux sous-parties.

Les transitions : le ciment du plan

Au cour de la rédaction, les phrases de transition sont négligées. Pourtant, elles jouent un rôle essentiel dans l’argumentation. Celles-ci permettent de faire un bref résumé de ce qui a été abordé. Ces phrases annoncent aussi le début d’un nouveau paragraphe ce qui permet de passer d’une idée à une autre de façon naturelle.

C’est une méthode universitaire efficace qui permet l’utilisation de connecteurs logiques (par conséquent, cependant, en revanche, à cet égard, dès lors, si l’on considère maintenant, etc.) pour donner de la cohérence au texte. Toutefois, il est important d’éviter de faire une transition trop mécanique ou incohérente comme : « Nous venons de voir que… Nous allons maintenant étudier… », car elles sont trop lourdes et réduisent la valeur de l’écriture universitaire.   

Rédiger une introduction et une conclusion efficace

Un travail académique bien réussi passe nécessairement par la rédaction d’une introduction et d’une conclusion satisfaisante. Ces deux parties montrent au jury, que l’étudiant a effectivement maîtriser son sujet de mémoire.

Les composants de l’introduction dans une rédaction académique

Les éléments constitutifs d’une bonne introduction peuvent être regroupé en quatre parties à savoir :

  • L’accroche qui commence par la formulation d’une phrase percutante ou choquante dans le but d’attirer toute l’attention du lecteur. Il peut s’agir d’une citation, d’un constat ou d’une statistique frappante ;
  • La contextualisation qui permet de situer le sujet dans un cadre général (historique, théorique, disciplinaire, social, etc.) ;
  • La problématique qui est le fait de poser une question fondamentale qui relève un problème réel que pose le sujet et à laquelle l’argumentation tentera d’apporter une réponse ;
  • L’annonce du plan qui donne les grandes lignes qui seront abordées dans le le rapport académique. Elle se présente brièvement et permet de structurer le développement. 

L’ensemble de ces éléments cités contribuent à la rédaction d’une introduction de mémoire exceptionnelle.

Rédiger une conclusion solide en rédaction académique

La conclusion se présente en trois parties qui remplissent chacune une fonction spécifique à savoir :

  • Le bilan qui permet de reprendre de manière succincte les grandes idées développées dans l’argumentation. C’est en réalité la réponse à la problématique posée dans l’introduction ;
  • L’ouverture permet de mener le sujet vers de nouvelles réflexions ce qui laisse une question non résolue, montre la limite du travail académique ou l’apport d’un nouvel angle complémentaire ;
  • Les limites représentent les contraintes méthodologiques, les données indisponibles ou les aspects du sujet non traités. C’est une manière de reconnaître avec l’honnêteté intellectuelle les insuffisances du mémoire.

Ces trois parties citées sont incontournables pour rédiger une introduction digne de nom et qui fera sensation auprès du lecteur.

Les erreurs fréquentes et conseils pratiques

Afin d’éviter de commettre des erreurs dans la structure du plan, il est nécessaire de les identifier pour qu’ils soient reconnaissables ce qui permettrait à l’étudiant de les anticiper, mais aussi d’apporter des corrections avant la remise du travail.

Les erreurs les plus courantes en rédaction académique

Les erreurs les plus courantes sont :

  • Le hors sujet partiel qui se produit lorsque l’auteur s’éloigne momentanément de la problématique centrale. Pour l’éviter, il faut que les titres donnés à chaque partie répondent véritablement à la question posée ;
  • Le déséquilibre des parties qui se traduit par une maîtrise inégale du sujet. Certaines parties du texte sont plus développées que d’autres. Les paragraphes doivent être proportionnels ;
  • La répétition entre les parties qui survient lorsque le plan n’est pas suffisamment détaillé. Chaque partie doit alors aborder une idée nouvelle ;
  • L’absence du fil conducteur qui se rapporte le plus souvent à un problème fondamental comme l’absence de logique dans une dissertation ou un rapport de texte. Il faut donc toujours se référer à la problématique.

Méthode pratique pour réviser son plan

Avant toute rédaction, il est primordial de vérifier son plan à travers quatre questions importantes ;

  • Chaque partie, répond-elle à la problématique ;
  • Les parties sont-elles clairement distinctes ;
  • La progression est-elle logique ;
  • Le plan est-il équilibré ?

Outils et ressources utiles

En parlant d’outils, il s’agit plus explicitement de logiciels de traitement de texte comme Microsoft Word, LibreOffice Writer, Google Docs qui permettent de structurer plus facilement le plan académique. Ce sont des ressources qui aident à traiter du texte en appliquent des styles de titres pour avoir un aperçu de la structure du plan avant la rédaction. De plus, les outils de cartographie mentale comme Mindmeister ou XMind permettent une bonne organisation des idées avant la construction du plan à proprement parler. Les applications de gestion bibliographique comme Zotero ou Mendeley aident aussi à insérer les références de façon cohérente dans le développement.

La relecture du mémoire peut être confié à un professeur ou à tuteur. L’objectif est de soumettre le travail à un avis extérieur qui pourraient détecter les incohérences qui sont passées inaperçus au regard de l’étudiant.

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Conclusion

Structurer un plan clair et logique n’est pas toujours une tâche aisée. Il faut remplir un certain nombre de prérequis comme l’établissement d’une problématique du sujet qui permettra de produire une argumentation structurée, un choix de plan adapté à la nature du sujet et une architecture équilibrée entre les parties et les sous-parties. Il ne faut surtout pas oublier les phrases de transition qui permettent une bonne cohérence argumentative entre les grandes parties du texte.

C’est l’ensemble de tous ces éléments qui contribuent à la mise au point d’un plan de mémoire clair et objectif.

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